La règle générale
Le coût du kWh chauffage en 2026 place le bois en tête de la rentabilité. Un stère de bois sec à 100 euros produit environ 2000 kWh, soit 5 centimes le kWh thermique brut. Avec un poêle à 75% de rendement, on obtient environ 6,7 centimes le kWh utile. Le gaz naturel se situe autour de 11-13 centimes le kWh utile, selon l'abonnement et les conditions. Le gaz propane (citerne) monte à 14-16 centimes. À usage équivalent (15 000 kWh annuels pour une maison de 100 m²), le bois revient à 1000-1200 euros par an, contre 1700-2000 euros pour le gaz naturel et 2200-2500 euros pour le propane. L'écart annuel atteint donc 700 à 1500 euros.
Facteurs qui influent
Le bois demande des contraintes que le gaz n'impose pas. Un investissement initial de 3000-8000 euros pour un bon poêle ou insert + conduit de fumée, contre 2500-5000 euros pour une chaudière gaz à condensation. Un stockage abrité de 8-15 m² selon la consommation. Une manipulation quotidienne pour rechargements (4-8 par jour en hiver). Un ramonage obligatoire 2 fois par an (50-80 euros chaque). À l'inverse, le gaz se gère depuis un thermostat, sans effort, mais les prix ont explosé depuis 2022. Sur 15 ans, en intégrant tous les coûts, le bois reste 25-40% moins cher, à condition d'accepter la contrainte d'usage. Pour les seniors ou les personnes peu disponibles, le gaz reste plus pratique.
Calcul concret
Pour une maison de 100 m² consommant 15 000 kWh chauffage par an : avec le bois (8-10 stères de chêne à 100 euros), budget annuel 850-1100 euros entretien compris. Avec le gaz naturel (au tarif réglementé 2026), budget annuel 1700-2000 euros entretien compris. Économie annuelle : 700-1100 euros. Sur 15 ans, économie cumulée 10 500-16 500 euros, ce qui finance largement un poêle haut de gamme et l'éventuelle isolation. Le bois reste imbattable pour qui accepte le côté manuel. Le gaz garde un avantage pratique pour les usages décentralisés (chaudière + ECS + cuisson).