La règle générale
Les deux solutions sont écologiques et compétitives, mais répondent à des profils différents. La pompe à chaleur (PAC air/eau) offre un rendement exceptionnel (COP de 3 à 4, soit 3-4 kWh thermiques pour 1 kWh électrique consommé), un fonctionnement automatique avec thermostat, et une compatibilité avec radiateurs basse température ou plancher chauffant. Investissement : 10 000 à 18 000 euros installation comprise, aides MaPrimeRénov possibles. Le bois (poêle, insert, chaudière bois) coûte 3000 à 12 000 euros à l'installation, fonctionne sans électricité (ou peu), avec un rendement de 70-85% selon l'appareil. La PAC perd en efficacité par grand froid, le bois reste constant.
Facteurs qui influent
Plusieurs critères orientent le choix. L'isolation de la maison : la PAC exige un logement bien isolé (RT2012 ou rénové BBC) pour rester rentable. Dans une maison ancienne mal isolée, son COP s'effondre. Le bois fonctionne aussi bien dans une vieille bâtisse. Le climat : en zone H1 (montagne, Nord, Est), la PAC perd 30-50% d'efficacité par températures négatives. Le bois reste insensible. La disponibilité du bois local : si vous habitez près d'une forêt ou d'un producteur, le bois reste très avantageux. En milieu urbain dense, la PAC est plus simple. Le confort d'usage : la PAC se programme et s'oublie, le bois demande une manipulation quotidienne mais offre un confort visuel et radiatif unique.
Calcul concret
Pour une maison de 120 m² bien isolée, consommant 12 000 kWh chauffage par an : avec PAC (COP 3, électricité à 0,21 euro/kWh), budget annuel environ 850 euros, plus entretien 150-200 euros. Avec bois (poêle 75% rendement, chêne à 100 euros le stère), budget annuel 750-900 euros, plus entretien et ramonage 150 euros. Investissement initial : PAC 13 000 euros (après aides 8000-10 000 euros), poêle bois 5000 euros. Sur 15 ans, le total est très proche entre les deux. Le choix dépend donc surtout de votre profil de vie et de vos priorités (automatisme vs économie + écologie + autonomie).