La règle générale
L'allumage par le haut, dit méthode top-down, est aujourd'hui recommandé par tous les fabricants de poêles et inserts. Disposez deux ou trois grosses bûches au fond du foyer, en parallèle. Posez dessus une couche de bûches moyennes croisées perpendiculairement. Au-dessus, placez du bois d'allumage fin (allumettes en bois résineux, brindilles sèches) en mikado lâche pour laisser circuler l'air. Couronnez le tout d'un ou deux allume-feu naturels (laine de bois imprégnée de cire végétale). Allumez les allume-feu, fermez la porte avec arrivée d'air complètement ouverte. Le feu descend progressivement vers les grosses bûches, en chauffant le conduit avant la grande flambée.
Facteurs qui influent
Plusieurs éléments conditionnent un bon démarrage. Le bois doit être impérativement sec : moins de 20% d'humidité, idéalement 15-18%. Un bois humide produit beaucoup de fumée et peine à s'embraser. L'arrivée d'air doit être au maximum pendant les 15-20 premières minutes pour bien lancer la combustion. Le tirage du conduit doit être correct : si la cheminée est froide, brûlez d'abord une feuille de papier journal pour amorcer le tirage. Utilisez du bois fin (3-5 cm de diamètre) pour l'allumage, jamais directement des grosses bûches. Évitez absolument les allume-feu chimiques (alcool, essence) qui sont dangereux et émettent des composés toxiques.
Calcul concret pour un bon feu
Préparez la veille : 2-3 grosses bûches, 4-6 bûches moyennes, une douzaine de petits bois d'allumage, 2 allume-feu naturels. Comptez 15-20 minutes pour atteindre une combustion bien établie. Une fois les flammes vives sur les grosses bûches, réduisez progressivement l'arrivée d'air pour optimiser le rendement et éviter la sur-combustion. Rechargez régulièrement par 1 ou 2 bûches plutôt qu'une grosse charge unique. Ne laissez jamais le feu s'éteindre puis se rallumer plusieurs fois dans la journée : c'est cette intermittence qui encrasse le conduit et émet le plus de polluants.